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| Vous pouvez nous envoyer vos questions à
l'adresse suivante :
webmaster@artibois.org
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| Question
: J’envisage d’embaucher mon premier salarié,
mais je ne sais pas quelle convention collective appliquer.
Pouvez vous me préciser la façon dont je
dois déterminer la convention en vigueur dans mon
entreprise ? |
Réponse: La détermination de la convention
collective dépend directement de votre activité.
Le meilleur indice est constitué par votre code
NAF attribué par l’INSEE lors de la création
de votre entreprise. Par exemple, un code 454C (menuiserie
bâtiment) correspond à la convention collective
des ouvriers du bâtiment et un code 361G (fabrication
de meubles) correspond à la convention collective
de la fabrication de l’ameublement. Attention!
Ce code n’a qu’une valeur indicative. Si
l’activité que recouvre ce code est différente
de votre activité réelle, c’est
cette dernière qu’il faut prendre en considération
pour déterminer la convention collective applicable.
Si vous exercer plusieurs activités, c’est
l’activité principale qui prévaut.
Dans l’hypothèse où votre activité
ne relèverait d’aucune convention collective,
vous pouvez décider d’appliquer simplement
le Code du travail ou de façon volontaire une
convention de votre choix.
Rappel: la mention de la convention collective applicable
est obligatoire sur les bulletins de paie.
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Question
: L’un des mes salariés m’a fait savoir
qu’il souhaite démissionner. Cependant, il
a appris qu’en cas de démission, il perd
son droit aux allocations chômage.
Il me demande de le licencier. Je n’ai rien contre,
mais cela n’est-il pas risqué ? |
Réponse: En effet, cela ne serait pas très
prudent . Fournir à votre salarié une
lettre de licenciement dans ces conditions vous interdirait
par la suite de vous prévaloir de sa démission.
Vous risqueriez donc d’être condamné,
en cas de litige, à lui verser des dommages-intérêts
pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
car le motif de la lettre de licenciement serait forcément
erroné.

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| Question:
Lors d’une visite surprise de l’inspecteur
du travail, même en l’absence du chef d’entreprise,
que peut-il vérifier, quel sont ses droits ? |
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Réponse: L'inspecteur du travail a le droit
de visiter tout local où sont employés
des salariés. Si un local sert aussi de lieu
d'habitation, il doit recueillir l'accord de l'habitant
pour y pénétrer. Un refus est possible
mais il faut avoir une bonne raison. Si l'inspecteur
du travail considère que le refus est injustifié,
il peut dresser un procès-verbal pour «
obstacle à contrôle ». Aucun texte
n'oblige l'inspecteur du travail à annoncer sa
visite. En pratique, son contrôle s'effectue par
surprise. L'employeur ne peut pas lui refuser l'accès
de l'entreprise. Si l'inspecteur du travail se rend
dans l'entreprise à la suite d'une probable démarche
d'un ou de plusieurs salariés, il n'a pas à
dévoiler leur identité. L'inspecteur du
travail a le droit d'effectuer sa visite, même
si l'employeur est absent ou indisponible. Sa seule
obligation est d'informer le chef d'entreprise de sa
présence dans celle-ci. En pratique, il est préférable
d'accompagner l'inspecteur du travail, notamment pour
connaître ses conclusions à la fin de la
visite. Au cours de sa visite, l'inspecteur du travail
peut demander à consulter l'ensemble des livres,
registres et documents obligatoires mais son exigence
ne peut aller au-delà. Ainsi, il ne peut exiger
de consulter les dossiers des salariés (notamment
les fiches d'appréciation). En principe, les
documents doivent être remis à l'inspecteur
du travail dès qu'il les demande. En pratique
et pour parer à une absence de l'employeur, le
plus simple est de regrouper les différents documents
dans un endroit connu d'une personne de confiance et
de l'autoriser à les remettre à l'inspecteur
du travail. En ne présentant pas les documents,
l'employeur risque une amende de 450 €
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| Question:
Dans quel cas, un salarié a-t-il le droit d'être
assisté au cours de l'entretien préalable
de licenciement? |
Réponse: Dans tous les cas (licenciement économique
ou motif personnel), le salarié convoqué
à un entretien préalable de licenciement
a le droit d'être assisté par un tiers.
Ce conseiller du salarié peut être un représentant
du personnel ou un collègue du salarié.
Si l'entreprise n'a pas de représentant du personnel,
l'employeur doit avertir le salarié dans la lettre
de convocation à l'entretien qu'il peut être
assisté par une personne extérieure à
l'entreprise parmi celles dont les noms figurent sur
une liste, établie par le préfet, qu'il
peut consulter à la mairie ou dans les bureaux
de l'inspection du travail.
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| Question
: Un de nos salariés, licencié, est en arrêt
maladie alors qu’il effectue son préavis.
Faut-il faire repartir le préavis après
l’arrêt maladie ? |
Réponse: Non, s’il s’agit d’une
maladie ou d’un accident non professionnel. En
effet, le délai de préavis est un délai
préfix qui ne peut pas être prolongé
de la durée d’indisponibilité du
salarié. En revanche, si le salarié est
victime d’un accident du travail survenu au cours
du préavis dont le terme est fixé, le
préavis est alors suspendu pendant la durée
de l’arrêt de travail provoqué par
l’accident.
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| Question
: Est-on obligé de verser un acompte à un
salarié qui le réclame et doit-on le lui
verser obligatoirement en espèces s’il le
demande ? |
Réponse: Verser un acompte signifie payer au
salarié la somme qui correspond à un travail
déjà effectué. Dès lors
que le salarié est mensualisé, il a le
droit, dès qu’il en fait la demande, à
un acompte correspondant pour une quinzaine à
la moitié de la rémunération mensuelle.
L’acompte doit être versé par chèque
ou virement dès que les éléments
permanents du salaire dépassent 1.500€ par
mois. Pour plus de sécurité, il est utile
de faire signer au salarié un reçu en
échange du versement de l’acompte.

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| Question
: Depuis la fin de son arrêt maladie, l'un de mes
salariés n 'est pas revenu travailler. Il ne m
'a pas prévenu, je n'ai reçu aucun nouveau
certificat médical de sa part, et je ne parviens
pas à le contacter. Pensez-vous que je puisse le
licencier pour ce motif ? |
Réponse: tout salarié est tenu d'aviser
son employeur en cas d'absence ou de prolongation d'absence
dans un délai raisonnable, souvent fixé
par les conventions collectives. Si l'absence de justification
peut en principe constituer une cause de rupture du
contrat de travail, il faut toutefois rester très
prudent. Plusieurs critères peuvent être
utilisés par les magistrats pour vérifier
la légitimité d'un licenciement engagé
pour ce motif: l'importance des perturbations apportées
au fonctionnement de l'entreprise, la précipitation
de l'employeur, la fonction du salarié, son ancienneté
et ses éventuelles fautes antérieures,
l'impossibilité dans laquelle se trouve le salarié
d'avertir son employeur, le fait que l'employeur soit
par ailleurs informé des motifs de l'absence...
Dans ce genre de situation, tout est donc affaire de
circonstances.
En pratique: n 'agissez pas trop vite. Commencez par
envoyer une ou plusieurs lettres recommandées
avec accusé de réception à votre
salarié, lui demandant de justifier son absence
et insistez sur les conséquences de cette absence
sur le fonctionnement de votre entreprise. Si vous décidez
ensuite de licencier votre salarié, vous devrez
respecter la procédure normale de licenciement
personnel.
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