Créations d'entreprise : record battu !

 

La frénésie de la création d'entreprise ne se dément pas ! Selon l'Insee, près de 234 000 entreprises ont été créées en 2006, soit un nombre sensiblement supérieur au record déjà établi en 2005 (224 000 créations contre 223 000 en 2004, 199 000 en 2003 et 170 000 les années précédentes).
En 5 ans, ce sont donc un million d'entreprises nouvelles qui ont été créées. L'objectif fixé en 2002 par le Président de la République est ainsi pleinement réalisé.
Comme l'an dernier, le nombre de créations a été plus particulièrement important dans les secteurs du commerce, des services aux entreprises et aux particuliers, et de la construction.

Les reprises d'entreprises, quant à elles, continuent de marquer le pas, une baisse de 3,9 % étant enregistrée sur les 12 derniers mois (novembre 2005 - novembre 2006) par rapport aux 12 mois précédents (39 200 reprises contre 40 800). En la matière, une diminution avait déjà été constatée l'an passé (42 000 reprises en 2004). Un phénomène préoccupant quand on sait le nombre d'entreprises qui seront à transmettre dans les 10 prochaines années.

 

 

 

 

     

Quelques précisions sur le fonctionnement des SARL

 

Le droit des sociétés ayant fait l'objet de plusieurs réformes législatives au cours de ces dernières années, il était nécessaire de procéder au toilettage des dispositions réglementaires correspondantes. Un récent décret s'y est employé, permettant ainsi l'entrée en vigueur de ces nouvelles mesures.
Ce texte apporte, au passage, des précisions relatives, notamment, aux modalités de fonctionnement des SARL.

 

Retrait des fonds en l'absence d'immatriculation de la société
Une ordonnance du 25 mars 2004 a prévu que lorsqu'une SARL n'est pas constituée ou immatriculée dans les 6 mois suivant le premier dépôt de fonds, les apporteurs ont la faculté de demander individuellement en justice l'autorisation de retirer le montant de leurs apports. Ils peuvent également désigner un mandataire chargé de demander le retrait des fonds au dépositaire sans qu'une autorisation du juge soit désormais nécessaire.

Le décret précise que l'autorisation de retirer individuellement les fonds est donnée par le président du tribunal de commerce du lieu du siège social. Quant au mandataire, il doit justifier de l'autorisation écrite de tous les apporteurs.

 

Emission d'obligations
Cette même ordonnance du 25 mars 2004 a autorisé les SARL à émettre des obligations nominatives.

Rappel : cette nouvelle mesure ne concerne cependant que les SARL de taille importante, puisqu'elle est réservée à celles tenues de désigner un commissaire aux comptes et dont les comptes des trois derniers exercices de 12 mois ont été régulièrement approuvés par les associés.
Lors de chaque émission d'obligations, la société doit mettre à la disposition des souscripteurs une notice relative aux conditions de l'émission ainsi qu'un document d'information. Le décret vient définir le contenu de ces documents et précise qu'ils doivent être établis préalablement à toute souscription et remis ou envoyés à toute personne dont la souscription est sollicitée. L'émission d'obligations par une SARL devient donc possible.

 

Décès du gérant unique
En cas de décès du gérant unique, le commissaire aux comptes ou tout associé a désormais le pouvoir de convoquer l'assemblée générale des associés dans le but de procéder à son remplacement. Aux termes du décret, cette convocation doit être faite huit jours au moins (au lieu de quinze habituellement) avant la tenue de l'assemblée.

 

Approbation des comptes par l'associé unique gérant
On sait, depuis la loi du 2 août 2005 en faveur des PME, que dans les EURL dont l'associé unique assume seul la gérance, le simple dépôt au greffe du tribunal de commerce, dans les 6 mois de la clôture de l'exercice, des comptes annuels, du rapport de gestion et de l'inventaire, dûment signés, vaut approbation des comptes.

Le décret précise que le récépissé de ce dépôt doit être porté au registre qui répertorie l'ensemble des décisions de l'associé unique.

 

À noter : reste toujours à savoir si l'associé unique est dispensé ou non de se prononcer sur l'affectation du résultat et de déposer cette décision au greffe, le décret étant muet sur ce point.